Recrutement : les chasseurs de tte se dmnent pour dbusquer les cadres


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La Tribune

En septembre, 84% des entreprises anticipaient des difficultés de recrutement de cadres au quatrième trimestre, ces difficultés n’épargnant aucun territoire. Ainsi, avocats d’affaire, cadres dans la finance, les assurances ou encore l’informatique, des salariés rapportent être « souvent » sollicités, parfois jusqu’à deux ou trois fois par semaine par des chasseurs de tête.

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Selon une récente étude l’Apec « un tiers des cadres » avaient été contactés directement par un cabinet de recrutement au cours des trois derniers mois, en hausse de 5 points par rapport au même trimestre de 2021. « On voit bien là que compte tenu des difficultés de recrutement, les entreprises choisissent de plus en plus une approche proactive, une approche directe pour entrer en contact avec les candidats », a relevé Lætitia Niaudeau, directrice générale adjointe de l’Apec, en présentant ces résultats. « Sur beaucoup de métiers il y a beaucoup de tensions, on manque de candidats (…) donc on a développé encore plus d’approches de chasse » pour contacter « un maximum de candidats », confirme Isabelle Bastide, présidente de Michael Page, l’un des gros acteurs du marché.

De la « pêche à l’explosif » mais « sur un malentendu, ça peut marcher »

Pour les cadres « moyens », les cabinets préfèrent parler d’ « approche » ou de « recrutement », réservant le terme de « chasse » – un travail plus ciblé avec des « scénarios d’approche » – aux cadres exécutifs. Dans les deux cas, « on est dans une activité excessivement soutenue », dit Fabrice Coudray, directeur de l’activité chasse de tête de Robert Half.

Des cadres évoquent des approches souvent « assez hasardeuses » et mal ciblées. A coup de « hello Joséphine », certains messages – LinkedIn est un des terrains de chasse privilégiés – consultés par l’AFP n’hésitent pas à user du tutoiement… « C’est un peu la sensation, « on tente notre chance, sur un malentendu ça peut marcher », image Bérénice Plaine, cadre dans l’agro-alimentaire. David, frontalier de 48 ans qui travaille en Suisse dans la R&D en pharma/chimie, pointe des cabinets qui font « de la pêche à l’explosif », ratissant « très très large ».

Les cadres n’ont que peu l’intention de changer d’entreprises

Ils « tapent systématiquement à côté », constate aussi Wolfgang Theurer, 45 ans dans l’aéronautique, « chassé » alors qu’il ne cherche pas un nouveau poste, évoquant des « discussions un peu lunaires ». Pour certains, le procédé est tout de même efficace. D’abord convaincu qu’il y avait « anguille sous roche », Robin Maujean, 26 ans, dans les services de paie, a par exemple gagné un CDI dans le même secteur mais avec 400 euros net de plus. L’inquiétude sur leur pouvoir d’achat pourrait en effet inciter les cadres à être plus exigeants sur leur rémunération. Ils étaient en octobre 71% à se dire inquiets sur ce point (dont 18% très inquiets), contre 62% en août.  La  « chasse »  peut aussi servir de levier de négociation en interne

Par ailleurs, dans ce contexte qui leur est favorable, 54% des cadres pensent que changer d’entreprise est une opportunité (46% un risque) et en septembre 2022 46% étaient « en veille sur le marché de l’emploi ». Mais seuls 13% avaient l’intention de changer d’entreprise dans les trois mois, un taux globalement stable depuis mars 2021, écartant, selon la responsable de l’Apec, l’idée « d’une frénésie de mobilité ».

Le chasseur de tête est rémunéré à la commission

Lorsqu’il reçoit un « mandat de chasse d’un client », il va y avoir « peut-être 200 contacts pour 20 rencontres et 4 présentées au client », dit-il. La rémunération du chasseur de tête se fait au moment du recrutement, avec parfois un acompte. C’est un pourcentage du salaire annuel du candidat versé par l’employeur. Chez Hays, il est de « 22% en dessous de 53.000 euros, 27% au-dessus », indique Oualid Hathroubi, directeur de Hays Paris. Ce n’est « pas tant que cela », sachant qu’un mauvais recrutement coûte entre 50 et 60.000 euros par an à l’entreprise.

(avec AFP)

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