La chronique de Laury Thilleman : ma retraite dcriture


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Magazine ELLE

Tout a commencé avec la lecture du livre « Tout quitter » d’Anaïs Vanel à la veille de l’été. Ce livre qui m’a été offert par ma petite sœur m’a littéralement chamboulé et ému !

Après la lecture de ce livre, je n’ai pas pu résister à l’idée de contacter son autrice pour la remercier pour ses mots et son partage d’expérience dans cet ouvrage, ce à quoi elle a répondu quelques jours plus tard avec beaucoup de bienveillance. Je me suis alors décidé à lancer une bouteille à la mer en lui proposant de participer à l’un de mes podcasts pour évoquer ce livre et son histoire.

Je ne vous raconte pas l’émotion, la joie et le stress qui m’ont envahi lorsque j’ai découvert qu’Anaïs acceptait mon invitation !

On enregistre quelques semaines plus tard cet épisode riche en émotions, à la suite de quoi elle me parle des retraites d’écriture qu’elle organise dans les Landes, en pleine nature pour accompagner chaque changement de saison et ainsi mieux entamer les nouveaux cycles de vie qui vont avec.

À cet instant j’ai ressenti au fond de moi une forte vibration, et cette petite voix intérieure qui me disait de tenter l’expérience… Après avoir testé une retraite de Pilates et de surf quelques mois plus tôt me voilà donc en train de chambouler mon agenda d’octobre pour m’autoriser à vivre cette nouvelle parenthèse !

À la fois curieuse mais aussi un peu intimidée, je demande tout de même à Anaïs quels sont les intentions et les objectifs de ces escapades pour être bien sûre d’être « légitime » pour y participer (oui oui ce genre de question qui vient vous aussi de vous traverser l’esprit du genre : « est -ce que je vais suffisamment mal pour y aller ? » ou au contraire « ne vais-je pas trop bien pour m’y rendre ? »).

Ce à quoi elle me répond que les intentions qu’on y met sont propre à chacun(e)s, cela peut se traduire par le besoin de : se reconnecter à soi, se couper de son quotidien, retrouver du sens à son existence, mais aussi de son envie de changer, guérir, apprendre, s’épanouir autrement, rencontrer de nouvelles énergies…

Et comme elle le raconte si bien dans son livre, ces retraites sont aussi faites pour retrouver des repères lorsque l’on a parfois du mal à trouver sa place géographiquement, personnellement ou professionnellement.

Autant d’arguments que l’on peut ressentir à tout moment dans nos vies… J’ai donc foncé ! Au fond, qu’est-ce que j’avais à perdre ?

Au programme sur place : 

– des ateliers d’écriture, de poésie intuitive ou encore de méditations en pleine nature, le tout guidé par Anaïs pour se reconnecter à ses sensations et libérer ses émotions…

-       des moments de parole, d’échange et de partage avec les autres participantes pour redéfinir nos valeurs…

-       mais aussi la découverte de la numérologie, de la naturopathie, la lecture d’oracle,  ou encore la pratique du yoga avec des intervenantes spécialisées et passionnées.

Le tout accompagné de bons petits plats by Julie Lannot, naturopathe engagée qui nous a régalé du début à la fin de ce séjour !

Sans compter que nous étions enveloppées par la forêt et l’océan où nous passions instinctivement la plupart de notre temps libre main dans la main, à rire, pleurer, crier, se confier comme si nous nous connaissions depuis toujours. C’est aussi ça la magie des retraites : ouvrir son cœur à celles qui ont eu ce même courage d’affronter ce temps pour soi.

Au fil des jours, j’ai (re)découvert à quel point se reconnecter à son écriture instinctive permettait de structurer ses émotions, d’éclairer des sensations, ou de donner une direction à sa vie en faisant un état des lieux de soi-même, de son corps, de ses besoins… Jour après jour, je ressentais une connexion de plus en plus forte avec mon intuition, ce qui m’a probablement permis de faire des meilleurs choix et de me libérer de quelques blocages. 

Oui l’écriture a ce super pouvoir !

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas connectée à cette écriture bienfaisante et salvatrice… pas la journalistique, celle des émissions, des livres ou des articles que je vous écris ici, mais plutôt celle que je côtoyais quand j’étais ado dans mon journal intime par exemple ! En fait je n’écrivais plus pour moi-même.

Quand on dépose sur le papier un sentiment, une joie, une colère, elle se transforme tout de suite et on en prend acte, on la conscientise.  

C’est ce que nous avons toutes appris ou réappris à faire pendant ces six jours perdus dans cette maison au milieu des pins, ensemble, avec ce groupe de femmes toutes plus passionnantes et touchantes les unes que les autres, et avec qui j’ai tissé des liens indéfectibles.

Au départ, nous arrivions toutes avec des intentions plus ou moins floues sur ce que cette retraite pouvait nous apporter. Certaines souhaitaient se guérir, d’autre finir leur manuscrit, puis au fil des jours les objectifs laissaient doucement place au partage et à la confidence. Comme si l’instant présent n’avait jamais aussi bien porté son nom et que nous ne voulions pas en perdre une seule seconde.  Les masques tombaient peu à peu, la pudeur et la timidité s’envolaient laissant place à une sororité éternelle.

Plus la fin approchait plus je ressentais de l’allègement, comme si je prenais davantage de recul sur les choses, sur la vie. Il me semble d’autant plus vital aujourd’hui de continuer d’écrire mes ressentis, qu’ils soient positifs ou négatifs. C’est toujours l’occasion de s’arrêter sur les bonnes ou moins bonnes expériences que je traverse, de les écrire pour mieux les vivre ! 

J’ai donc réappris à écrire quand ça va ! Et pas seulement dans les moments de down. Ne plus utiliser l ‘écriture juste comme un mouchoir ou un pansement mais l’apprécier aussi pour ralentir, et y voir ce qui se passe en soi.

Personnellement, cette nouvelle routine d’écriture que j’ai mise en place depuis, me permet de mettre de l’ordre dans mes pensées et d’être plus créative. Elle permet aussi de reprendre de l’énergie, comme un cycle de respiration, d’enlever les couches et les voiles que l’on pose aveuglément sur notre existence.

Alors oui, tout le monde peut participer à une retraite d’écriture ou se créer une petite routine, inutile d’avoir un projet littéraire ! L’écriture est accessible à tous, même si elle peut effrayer au départ. On pense ne pas avoir le temps d’écrire alors qu’on passe des heures à textoter !

Tiens là, par exemple, prenez juste une feuille blanche ou ce joli carnet, offert à Noël que vous n’avez encore jamais ouvert, un stylo et notez ce qu’il vous passe par la tête, votre état, votre journée, les émotions qui vous traversent, là maintenant, et accueillez-les comme elles viennent.

Que ce soit un carnet de promenades, de rêves, d’objectifs, de gratitude… Ou un bocal avec des petits mots que l’on aime à piocher chaque jour. L’écriture est accessible et tellement salvatrice !

 

C’est un travail d’introspection qui permet de mieux de se connaître, de dé…

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