Football. Coupe du monde 2022 : Le soutien sera l, les gens sont toujours aussi passionns , affirme Deschamps


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Le Télégramme

Ce sera votre troisième Coupe du monde en tant qu’entraîneur, mais c’est la première fois que vous l’abordez sans certitude quant à votre avenir à la tête des Bleus…

Ça ne change rien dans ma façon d’aborder l’événement. Contrat, pas contrat… Tout passe par les résultats que le France obtient. Je suis focalisé sur l’objectif, la compétition. Pas une seconde, dans mon esprit, je ne pense à ce qui peut survenir après. « L’après » sera celui qu’il doit être. Il sera forcément conditionné aux résultats, comme à chaque fois. Le contrat amène quoi comme garanties ?

Vous vous dites parfois que ça pourrait être votre dernier match ?

Je me le suis dit, parfois, mais a posteriori. Ce n’est pas ma philosophie. Je ne veux pas me projeter. Si ça fait un moment que je suis là, c’est que les Bleus ont obtenu de très bons résultats. En 2021, si le président de la Fédération l’avait décidé, ça aurait pu s’arrêter là. Ça n’a pas été le cas. C’est la même chose cette saison : on a un objectif, un statut qui ne nous amène ni certitude ni garantie. Ce qu’on fera à travers cette Coupe du monde conditionnera mon avenir.

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Comment luttez-vous contre l’usure alors que vous êtes en poste depuis plus de dix ans ?

Des mots reviennent. Usure, usé… Pour moi, ce poste n’est pas usant. Je suis dans l’environnement dans lequel j’ai toujours voulu être. D’autres choses, d’autres métiers sont usants. Sélectionneur n’est pas un métier facile. Mais ça va, je suis en pleine forme. Pourquoi parle-t-on d’usure ? Parce que c’est la réalité du haut niveau. Ça voudrait dire qu’il faut tout gagner pendant dix ans.

Pour gagner, faut-il savoir évoluer et quand avez-vous tranché en faveur du retour de la défense à quatre ?

Il y a un moment… Après septembre, dans l’analyse complète de ce qu’on avait fait avant… Cela n’a pas été conditionné par le fait qu’il manquait X ou Y.

Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Les difficultés que l’on a eues sur le plan offensif notamment, le déséquilibre était trop important. À partir de là, je sais trop bien que dans ce type de compétition, sans mettre le bus devant la surface de réparation, il est indispensable d’avoir une solidité et une capacité à quadriller le terrain plus rationnellement. Le système à trois défenseurs a des avantages, mais il a aussi beaucoup d’inconvénients de par ce que l’adversaire nous propose. Ce système laisse beaucoup trop de place à des incertitudes.

« Disons qu’il y a deux secteurs qui ont été plus touchés, c’est la défense et le milieu. L’attaque, ça va. Prenez l’exemple aujourd’hui des six milieux de terrain qui étaient là il y a quatre ans à la Coupe du monde, pas un n’est là aujourd’hui ».

Est-ce plus difficile de trouver un équilibre d’équipe avec des individualités très fortes, plutôt offensives comme Mbappé ou Griezmann ?

Non, ils dépendent de ce qu’il y a derrière eux aussi. Si on n’a pas le ballon, ou si on ne l’utilise pas bien, ils sont amenés à devoir défendre, mais ce n’est pas là où je les attends. Vous pouvez construire une équipe, vous allez être solide, ultra-défensif et vous aurez un coup de pied arrêté, un contre… Non, je sais qu’il y a un potentiel offensif important et je l’utilise.

Une Coupe du monde réussie, c’est quoi ?

(Il sursaute) Hum, je vais vous répondre ce que je vous ai déjà répondu : une Coupe du monde non réussie, je sais ce que c’est… Réussie ? Aujourd’hui on a des étapes, pas la peine de se voir trop loin.

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Ne trouvez-vous pas qu’on devient très exigeant avec cette équipe de France justement parce qu’elle a gagné des titres, parce qu’elle a habitué les gens à gagner ?

Oui, c’est normal, ça fait partie du truc sur une grande compétition. Ce n’est pas de l’exigence, c’est une attente. Parce que l’équipe de France a un statut. Même si, quand on reprend l’historique, gagner au très haut niveau, c’est très difficile. Et s’y maintenir, ça l’est encore plus.

La charnière défensive, le milieu de terrain inexpérimenté, quel est le secteur qui vous fait le plus réfléchir sportivement ?

Disons qu’il y a deux secteurs qui ont été plus touchés, c’est la défense et le milieu. L’attaque, ça va. Prenez l’exemple aujourd’hui des six milieux de terrain qui étaient là il y a quatre ans à la Coupe du monde, pas un n’est là aujourd’hui. C’est comme ça… Mais il y en a d’autres et j’ai confiance en ceux-là.

Cette Coupe du monde au Qatar est très contestée, et pour plusieurs raisons. Craignez-vous une passion moindre autour des Bleus ?

Le soutien sera là. Les gens vont suivre, ils sont toujours passionn…

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