Coupe du monde 2022 : le Qatar, cet ancien eldorado pour joueurs et entraneurs franais


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Le Monde

Frank Lebœuf, joueur d’Al-Wakrah, avec le cheikh Jassem Ben Thamer Al Thani, à Doha, le 17 septembre 2004. Frank Lebœuf, joueur d’Al-Wakrah, avec le cheikh Jassem Ben Thamer Al Thani, à Doha, le 17 septembre 2004. Frank Lebœuf, joueur d’Al-Wakrah, avec le cheikh Jassem Ben Thamer Al Thani, à Doha, le 17 septembre 2004.

KARIM JAAFAR/AFP

C’est le Qatar « d’avant ». Le petit émirat suscite alors moins de fantasmes, de polémiques et d’enquêtes. Au début du millénaire, le pays est cette destination soleil du moment pour des stars du football en bout de course. En 2004, Marcel Desailly quitte par exemple Londres pour Doha et le club d’Al-Gharafa. « J’y vais pour me déshabituer des émotions fortes », prévient le champion du monde 1998. Une belle périphrase pour évoquer sa préretraite dans un championnat sans public mais où les salaires sont généreux et tombent à l’heure.

Au début des années 2000, footballeurs et entraîneurs français ont la cote au Qatar, malgré les échecs du Mondial 2002 et de l’Euro deux ans plus tard. Autres héros de 1998, Frank Lebœuf et Christophe Dugarry étirent un peu leur carrière au bord du golfe Persique. Invité de « Télématin » sur France 2 en septembre 2021, Frank Lebœuf résume son quotidien à « faire du wakeboard [un sport nautique] la journée et aller s’entraîner le soir » avec les équipes d’Al-Sadd puis Al-Wakrah, entre 2003 et 2005. « J’ai fait ma part du boulot. Maintenant ce serait mentir que de dire que j’y suis allé pour le projet football », poursuit celui qui dit avoir d’abord cherché « à remplir les caisses ».

A cette époque, les liens entre la France et l’émirat sont beaucoup moins auscultés. C’était avant le fameux déjeuner de l’Elysée (en présence de Michel Platini et du prince héritier Tamim Al Thani, devenu émir en 2013), organisé par Nicolas Sarkozy le 23 novembre 2010, et supposé décisif dans l’attribution controversée de l’actuelle Coupe du monde. Quand Pierre Lechantre devient sélectionneur en 2001 – tout juste auréolé d’un titre olympique à Sydney avec le Cameroun –, le Qatar n’en est pas encore là. « Mais le pays commençait à vouloir se faire connaître à travers le sport et est allé chercher les gens les plus renommés, dont des Français », prolonge le technicien.

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Derrière lui, d’autres compatriotes prennent des postes à responsabilité au sein de la direction technique avec les Patrick et Hervé Revelli, Alex Dupont ou encore Alain Laurier. La vague bleue déferle aussi sur les bancs des clubs avec – liste non exhaustive – Luis Fernandez, Ladislas Lozano, Bertrand March…

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